Étiquettes

, , , , , ,

Capture d_écran 2018-07-22 à 21.07.23« La saison est particulièrement chaude cette année, avec des températures frôlant les trente-cinq degrés. La puanteur aigre des barrios s’accroche aux flancs des coteaux, le goudron mollit sous les pas et des cafards longs comme des doigts envahissent les rues, fuyant les canalisations brûlantes. Pour un mois de décembre, c’est plutôt rare. La montagne Avila ne suffit plus à atténuer la canicule qui s’entasse au fond de la vallée et les habitants de Caracas, hébétés, n’en peuvent plus d’attendre que la fraîcheur hivernale chasse les haleines fétides de l’été.« 

Prêté par une amie, ce roman sort – vous l’aurez sans doute remarqué – de mes lectures habituelles mais je ne regrette pas une minute d’être sortie de ma zone de confort tant cet excellent polar m’a tenue en haleine et passionnée.

Me voilà donc transportée au Venezuela, en décembre 2012, sur les pas du capitaine de police Philippe Larcoeur. Ce dernier, en poste à l’ambassade de France, à Caracas, est détaché d’une affaire de trafic de drogue qu’il aurait pu boucler à temps pour rentrer en France voir sa fille à Noël et missionné sur une affaire d’enlèvement à Mérida.

Larcoeur va certes devoir faire face à la détresse de la famille de Cécile, la jeune disparue, aux magouilles de la police vénézuélienne, aux exigences diplomatiques du Quai d’Orsay et aux réprimandes de sa hiérarchie mais surtout se faire face à lui-même, aux démons de son passé et à ses remords. Alors que l’enquête l’entraîne dans les bas-fonds de Mérida et le force à se confronter aux tréfonds de sa conscience et que ses collègues et lui piétinent, il va être amené à outrepasser ses qualifications pour réussir à faire toute la lumière sur l’affaire et par ce biais trouver enfin la paix.

Remarquablement bien documenté, très bien écrit, ce premier roman de Diane Kanbalz tient le lecteur en haleine du début à la fin. Le seul bémol que je pourrais lui apporter est la multitude de notes de bas de pages, permettant certes d’éclaircir le lecteur sur certaines pratiques ou sigles, mais qui aurait pu, pour certaines, être intégrées au récit. Je reconnais cependant pinailler sur ce point de détail qui ne m’a pas empêcher de dévorer le livre, ne le lâchant qu’une fois le dénouement connu.

Un début plus que prometteur pour cette jeune auteur dont j’ai hâte de lire les prochains romans !

Bonne lecture !

Anne Souris