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Ferrante« Ce matin Rino m’a téléphoné, j’ai cru qu’il voulait encore de l’argent et me suis préparée à le lui refuser. Mais le motif de son appel était tout autre : sa mère avait disparu. »

En une phrase se trouvent réunis deux des thèmes majeurs du livre de la mystérieuse Elena Ferrante : la famille et l’argent. Car dans le quartier pauvre de Naples où vivent Elena et Lila, juste après la Seconde guerre mondiale, tout tourne autour du clan familial et des difficultés à boucler les fins de mois. Mais aussi autour des relations filles-garçons, des rivalités entre les différents habitants, des rumeurs qui courent, prolifèrent et peuvent détruire les plus fragiles.

C’est surtout l’histoire de l’amitié haineuse – ou de la haine amoureuse – entre deux petites filles, deux jeunes filles, deux jeunes femmes, l’histoire d’une amitié exclusive qui se nourrit de rivalité, d’une compétition permanente entre Lila la brillante, la passionnée, l’imprévisible et Elena la scolaire, la timorée.

Premier tome d’une saga qui se déroule sur plusieurs années, « L’amie prodigieuse » est un roman dense, aux multiples personnages qui se croisent et se séparent au gré des années, qui retrace la vie d’un quartier et d’une époque de manière très vive.

Evénement littéraire de ces derniers mois -en particulier du fait de l’énigme qui plane autour de l’auteur – « L’amie prodigieuse » est un très bon roman, fort sympathique mais qui n’a pas déclenché chez moi un engouement tel que je doive me précipiter sur la suite.

Et vous ? L’avez-vous aimé ?

Anne Souris