Au fil de mes lectures·Presque rien...

Interview de Gwenaële Barussaud-Robert

GBRCélestine, Léonore, Lucille ou Blanche… Vos héroïnes sont toutes des jeunes filles ou jeunes femmes à forte personnalité, qui n’hésitent pas à prendre en main leur destin. Souhaitez-vous ainsi passer un message à vos lectrices ?

Gwenaële Barussaud-Robert : Vous avez raison, mes héroïnes présentent des caractéristiques communes : elles sont courageuses et déterminées. Souvent, l’histoire s’y prête : il leur faut trouver leur place dans une société en pleine mutation (le Premier Empire, le Second Empire, la naissance de la IIIème république). Des circonstances particulières (le décès d’un parent, des difficultés économiques, leur responsabilité d’aînée) les incitent aussi à prendre en main leur destin quand elles sont encore très jeunes. C’est le reflet d’une époque mais aussi une volonté personnelle d’offrir à mes lectrices des personnages qui ne sont peut-être pas des modèles mais tout au moins des exemples. Je sais, par expérience, combien on est marqué par les lectures de son enfance et comme certains romans sont constitutifs de notre personnalité. J’ai à cœur que mes héroïnes transmettent une certaine idée du courage, de la persévérance, de la volonté. Et aussi une vision positive de l’existence, pleine d’espérance et de promesses. Lire la suite « Interview de Gwenaële Barussaud-Robert »

Presque rien...

Nuit noire

Une très courte nouvelle qui me trottait dans la tête depuis quelques jours…

Bonne lecture !

Anne Souris

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Nuit noire

Elle roulait dans la nuit noire, ses phares éclairant les bandes blanches qui défilaient à vive allure sur les côtés. Les kilomètres se succédaient sans qu’elle en ait conscience et elle ne prêtait qu’une attention minimale aux lumières blafardes des voitures qu’elle croisait, aux panneaux qui apparaissaient, furtivement, avant de disparaître à nouveau dans l’ombre. Lire la suite « Nuit noire »

Presque rien...

Au revoir et merci.

Comme je les redoutais, ces quelques mots entendus à la radio ce matin.

Comme je le redoutais, cet instant qui nous priverait à jamais de votre intelligence si vive et discrète, de votre sourire charmeur, de vos yeux si limpides et profonds.

Comme je le redoutais, cet avenir sans vos livres brillants et mordants, sans votre plume si vive, si légère, sans votre style ciselé à la perfection.

Et pourtant, vous nous l’aviez bien dit : « Une espèce de joie m’envahit. je n’ai plus peur de la mort puisqu’il n’est pas interdit d’en attendre une surprise. Je remercie je ne sais qui de m’avoir jeté dans une histoire dont je ne comprends pas grand-chose mais que je lis comme un roman difficile à quitter et que j’aurai beaucoup aimé.
J’ignore s’il y a un Dieu ailleurs, autre chose après la mort, un sens à cette vie et à l’éternité, mais je fais comme si ces promesses étaient déjà tenues et ces espérances, réalisées. Et je souhaite avec confiance qu’une puissance inconnue veille, de très loin, mais beaucoup mieux que nous, sur ce monde et sur moi.« 

« Jean d’Ormesson est décédé cette nuit. »

Êtes-vous parti en nous ayant tout dit ?

« J’ai aimé tout ce qui passe. Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est Vous qui ne passez pas. J’ai toujours su que j’étais moins que rien sous le regard de Votre éternité et que le jour viendrait où je paraîtrais devant Vous pour être enfin jugé. Et j’ai toujours espéré que Votre éternité de mystère et d’angoisse était aussi une éternité de pardon et d’amour. Je n’ai presque rien fait de ce temps que Vous m’avez prêté avant de me le reprendre. Mais avec maladresse et ignorance, je n’ai jamais cessé, du fond de mon abîme, de chercher le chemin, la vérité et la vie. »

Au revoir monsieur, et merci.

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Presque rien...

Souvenirs d’été

L'Abbaye

Souvenez-vous des rires, des chants
Et des poursuites dans le jardin
Souvenez-vous des cris d’enfants
Qui résonnaient dès le matin.

Rappelez-vous ces jours d’été
Toujours trop courts, si vite passés
Ces brefs moments d’éternité
Que nous passions à discuter.

Souvenez-vous de ces journées,
Entre baignades et bricolages
Souvenez-vous des jeux de dés,
Cartes et pions, triche à tout âge !

Rappelez-vous ces jours d’été,
Pourtant si longs, et ces soirées
Ces brefs moments d’éternité
Autour d’un verre ou d’un café.

Souvenez-vous nos grands discours
Et nos disputes enflammées
Souvenez-vous, c’était toujours
De belles promesses d’amitié.

Vous rappelez-vous ces jours d’été,
Et ces vacances à l’Abbaye ?
Ces brefs moments d’éternité,
C’est notre enfance qui ressurgit.

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Presque rien...

Paris – 13 novembre 2015

Vous nous avez frappés par surprise en janvier,
Vous les avez tués, nous les avons pleurés,
Mais pour la liberté, nous sommes restés debout.

Vous frappez à nouveau, la haine vous rend forts,
Vous tuez à nouveau, et nous pleurons nos morts,
Mais pour la liberté, nous nous tenons debout.

Vous frapperez encore, et nous ignorons quand,
Vous tuerez nos amis, nos plus proches parents,
Mais pour la liberté, nous resterons debout.

Parce que la liberté nous berce depuis l’enfance,
Pour cette liberté, par-delà la souffrance,
Nous resterons debout pour que vive la France.

Presque rien...

– Blog en pause très temporaire –

Chers tous,

Je me rends bien compte que cela fait plus d’un mois que je n’ai rien publié, et les livres s’entassent sur mon bureau en attendant une petite chronique qui vous donnera envie de les lire…

La grippe m’a cependant bien achevée en février, des soucis professionnels se sont ajoutés à cela, et Mari Chéri partant fin mars pendant 4 mois, les préparatifs, derniers dîners avec les amis et moments privilégiés en famille s’enchaînent et m’éloignent de mon blog…

Je compte sur votre compréhension, vous demande encore un peu de patience et vous donne rendez-vous dès début avril : les soirées solitaires me donneront l’occasion de rattraper mon retard !

D’ici là, les archives du blog sont à votre disposition !

Merci pour votre fidélité !

Anne Souris

Winnie

Au pays des enfants·Presque rien...

Pour que les souriceaux deviennent des rats de bibliothèque…

Enfants lisantMes p’tites souris chéries, en ce mercredi après-midi grisâtre et froid à souhait, nous allons aborder ensemble un sujet en rapport avec nos chers bambins, sur lequel on me demande souvent mon avis, des conseils ou autre recette miracle, à savoir (roulement de tambours…) « comment faire aimer la lecture à nos enfants ? ». Lire la suite « Pour que les souriceaux deviennent des rats de bibliothèque… »

Presque rien...

2014… et 2015 !

Chères souris lectrices de tous horizons,

Ce fut un véritable plaisir de passer cette année littéraire avec vous et d’en commencer une nouvelle en votre compagnie !

Ma tête foisonne des nombreux livres, romans, biographies, nouvelles et autres textes lus cette année et j’attends avec impatience tous ceux qui m’enrichiront dans les prochains mois.

Merci pour vos conseils, pour vos critiques, mais surtout pour votre fidélité et votre patience face à des articles qui se font parfois désirer… Ma bonne résolution pour 2015 sera donc de vous parler plus régulièrement de tous ces livres qui me font rire, pleurer, rêver, bref, vivre !

D’ici là, je vous souhaite le meilleur possible pour cette nouvelle année qui va commencer : beaucoup de plaisirs littéraires, énormément de petits et grands bonheurs et infiniment de joie et d’amour pour tous vos proches !

Bonne année !

Anne Souris

Bonne année
Merci à ma petite Maman, mes soeurs, et mon Quatre Ans chéri d’avoir accepté de poser dans le froid pour vous souhaiter une excellente année remplie de livres !

La liste de mes ennuis·Presque rien...

De l’Harlequinisation des romans modernes…

Mes p’tites souris,

Pas de critique de roman aujourd’hui, même si la diatribe qui suit résulte de mes dernières lectures, à savoir, pour ne pas les nommer : L’Île du Point Nemo de JM Blas de Roblès, Ne lâche pas ma main de M. Bussi et Le retour du capitaine Emmett d’E. Speller.

Soyons très clairs : je ne pense pas être une jeune femme prude aux oreilles particulièrement délicates – même si j’avoue détester les blagues grivoises de mon marin de mari… – mais très honnêtement, j’ai été obligée de sauter des passages entiers des livres ci-dessus tellement j’étais mal à l’aise. Lire la suite « De l’Harlequinisation des romans modernes… »