En vers et contre tout

A Sainte-Beuve – Alfred de Musset

Ami, tu l’as bien dit : en nous, tant que nous sommes,
Il existe souvent une certaine fleur
Qui s’en va dans la vie et s’effeuille du cœur.
« Il existe, en un mot, chez les trois quarts des hommes,
Un poète mort jeune à qui l’homme survit. »
Tu l’as bien dit, ami, mais tu l’as trop bien dit.

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En vers et contre tout

Bonjour mon coeur – Pierre de Ronsard

Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie.
Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie,
Hé ! bonjour ma toute belle,
Ma mignardise, bonjour,
Mes délices, mon amour,
Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle,
Mon doux plaisir, ma douce colombelle,
Mon passereau, ma gente tourterelle,
Bonjour, ma douce rebelle.ronsard Lire la suite « Bonjour mon coeur – Pierre de Ronsard »

En vers et contre tout

O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour – Paul Verlaine

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O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour
Et la blessure est encore vibrante,
O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour.

Voici mon sang que je n’ai pas versé,
Voici ma chair indigne de souffrance,
Voici mon sang que je n’ai pas versé.

Voici mon coeur qui n’a battu qu’en vain
Pour palpiter aux ronces du Calvaire,
Voici mon coeur qui n’a battu qu’en vain. Lire la suite « O mon Dieu, vous m’avez blessé d’amour – Paul Verlaine »

En vers et contre tout

Le lion et le rat – Jean de La Fontaine

Résultat de recherche d'images pour "Le lion et le rat"Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :

On a souvent besoin d’un plus petit que soi.

De cette vérité deux Fables feront foi,

Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d’un Lion

Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.

Le Roi des animaux, en cette occasion,

Montra ce qu’il était, et lui donna la vie. Lire la suite « Le lion et le rat – Jean de La Fontaine »

En vers et contre tout

Le papillon – Alphonse de Lamartine

Lamartine

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,

Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,

Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,

S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,

Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,

S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,

Voilà du papillon le destin enchanté !

Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,

Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,

Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

 

Alphonse de Lamartine (1790-1869)