Au fil de mes lectures

L’orangeraie – Larry Tremblay

TremblayBonjour bonjour, chères petites souris si patientes !!

Après ce très long silence, me voici de retour pour vous parler d’un livre que j’avais lu aux dernières vacances et qui m’avait énormément marqué.

« Si Amed pleurait, Aziz pleurait aussi. Si Aziz riait, Amed riait aussi. Les gens disaient pour se moquer d’eux : ‘Plus tard ils vont se marier.’ Leur grand-mère s’appelait Shahina. Avec ses mauvais yeux, elle les confondait tout le temps. Elle les appelait ses deux gouttes d’eau dans le désert. Elle disait : ‘Cessez de vous tenir par la main, j’ai l’impression de voir double.’ Elle disait aussi : ‘Un jour, il n’y aura plus de gouttes, il y aura de l’eau, c’est tout.’ Elle aurait pu dire : ‘Un jour, il y aura du sang, c’est tout.' »

L’histoire d’Amed et Aziz, c’est l’histoire de deux enfants dans un pays en guerre. Un pays qui n’est jamais nommé mais dans lequel deux peuples se battent pour une même terre, un pays dans lequel des bombes peuvent tomber sur les maisons, tuant ainsi des êtres chers, un pays dans lequel des hommes peuvent arriver en jeep et demander le sacrifice d’un des garçons, parce qu’il connaît le chemin à travers la montagne, le chemin qui mène à l’ennemi, celui qu’il faudra emprunter pour apporter la mort et la destruction dans l’autre camp. Lire la suite « L’orangeraie – Larry Tremblay »

Presque rien...

Presque rien… Sur presque tout !

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Quand du fond du désert monte un cri barbare
Quand malgré les prières il n’y a plus d’espoir
Face à la violence, la haine et leurs horreurs
L’humanité se perd dans une mer de douleur.

Les crimes les plus odieux défilent sous nos yeux
Des femmes et des enfants sont chassés de chez eux
Leurs maris et leurs pères doivent abjurer leur foi
Ou craindre pour leur vie au nom de la Sainte Croix.

Des hommes dont l’unique et simple tort fût
De travailler là-bas, de passer dans la rue,
D’aimer ces paysages et de s’y promener,
Sous les yeux du monde furent décapités.

Quand du fond du désert monte un cri barbare
Je veux de toutes mes forces, malgré eux, encore croire
Croire en l’humanité, sa bonté, sa douceur
Et espérer quitter cette nuit de terreur.