Terminer ce bijou en déjeunant sur une place perdue, quelque part à Venise et savoir que cette lecture et cette place seront définitivement inextricablement liées.

Je ne sais pas trop si je vais trouver les mots pour vous parler de ce livre, tant j’ai encore la gorge et les tripes nouées. Jean-Baptiste Andrea nous parle de musique et de compositeurs, de mort et d’abandon, d’amitié et d’amour. Il met des mots sur le désespoir, la révolte, la revanche. Il nous immerge aux Confins, un orphelinat des années 1960 perdu à la frontière de l’Espagne. Là-bas règnent des diables qui se prennent pour des saints, là-bas vivent des enfants qui semblent être des diables mais sont en fait des anges. À moins qu’ils ne soient vraiment des diables.
Les mots sont puissants, l’histoire est prenante, les personnages sont émouvants, abjects, fascinants.
Une lecture qui marque.
Anne-Sophie
