Je ne me souviens plus de la première fois où j’avais lu le Comte de Monte-Cristo. Je devais avoir une quinzaine d’années, c’était l’époque où je piochais des idées de lecture dans la bibliothèque parentale du couloir de nos chambres et où j’ai découvert à la fois Dumas et Zola, Balzac et Pennac, Inoué et Mishima.

J’en avais un souvenir à la fois extrêmement précis, certaines scènes s’étant gravées à jamais dans mon esprit et pourtant j’avais réussi à oublier des pans entiers du roman.
Mon avis sur le film m’a donné envie de le relire et j’en sors sans en sortir complètement, encore complètement imprégnée du récit, des personnages, de la richesse de cette histoire : que de destins, de caractères si bien croqués, que de péripéties, de rebondissements qui nous tiennent en haleine… Et puis, dominant le tout, Dantès, ses doutes, ses failles, sa vengeance et surtout son profond et oppressant besoin d’être aimé.
Comme j’ai aussi revu la semaine dernière la version avec Jean Marais (ce fut une semaine montecristienne), je revois mon jugement qui décrétait que c’était la meilleure adaptation de tous les temps : aucun film n’a égalé le livre et aucun ne lui rend parfaitement justice. Jean Marais et Pierre Niney sont cependant d’excellents Monte-Cristo tout en justesse et ces deux adaptations sont vraiment fidèles à l’esprit du roman (tout en gardant à l’esprit qu’on ne peut tout conserver d’une histoire quand elle doit tenir en 3 heures de film).
Et vous ? L’avez-vous lu récemment ? Êtes-vous allés voir le film ?
Anne-Sophie
