Presque rien...

Presque rien… Sur presque tout !

mendiant

Arrête-toi, passant, et vois autour de toi.
Vois la misère nue de ces hommes et ces femmes,
Ceux qui n’ont que la rue et finissent parfois,
Par y laisser leur vie et, seuls, y rendre l’âme.

Dans la ville Lumière, haro aux fils de l’ombre !
Ignorons tous ceux qui, sous les porches trop sombres,
Ont installé cartons, sacs et petits trésors,
Comme autant d’amulettes pour conjurer le sort.

Ces Gavroche modernes, à la gouaille moqueuse,
A l’injure facile, à l’allusion scabreuse,
A nos pieds, tendent la main, pour aller boire un pot,
Espèrent un sourire et – pourquoi pas ! – un mot.

Arrête-toi, passant, et vois autour de toi :
Vois ces gueules brisées, ces sourires édentés.
Ne leur retire pas leur ultime fierté,
Celle d’être des Hommes, comme toi, comme moi.

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