Au fil de mes lectures

Miss Mackenzie – Anthony Trollope

Trollope« Il me faut, je le crains, imposer à mon lecteur quelque détails relatifs aux premières années de Miss Mackenzie, détails dont le récit sera ennuyeux, mais que je ferai aussi court que possible. Son père, qui dans sa jeunesse avait quitté l’Écosse pour Londres, avait passé toute sa vie à servir son pays. Il était devenu employé à Somerset House quand il mourut à l’âge de soixante ans. Il suffira de dire à son propos que sa femme était morte avant lui et qu’en mourant, il laissait derrière lui deux fils et une fille. »

Connaissiez-vous Trollope, mes petites souris savantes ? Moi non, et c’était une erreur ; figurez-vous que cet – selon moi – illustre inconnu est en fait un vrai mythe littéraire de la période victorienne ! Tolstoï, Queneau, Henry James ou P.D. James figurent parmi ses admirateurs inconditionnels, ainsi que votre humble servante, dorénavant ! Lire la suite « Miss Mackenzie – Anthony Trollope »

Au fil de mes lectures

Nord et Sud – Elizabeth Gaskell

Gaskell« Edith ! murmura Margaret, Edith ! » Mais, ainsi que s’en doutait Margaret, Edith s’était endormie. Pelotonnée sur le sofa dans le petit salon de Harley Street, elle offrait un charmant spectacle avec sa robe de mousseline blanche et ses rubans bleus. Si Titiana avait jamais été vêtue de mousseline blanche avec des rubans bleus et s’était endormie sur un sofa de damas rouge, on aurait pu confondre Edith avec elle. »

Bon, mes fidèles petites souris, tout d’abord pardon de vous avoir délaissées si longtemps ! Notre WE pascal fut alsacien, paisible, reposant, et loin de TOUT écran ! Le bonheur.

Alors, Nord et Sud… Par où commencer ? Lire la suite « Nord et Sud – Elizabeth Gaskell »

Sur une île déserte

Pelham Grenville Wodehouse

Wodehouse2Aaaah, Wodehouse, mes p’tites souris, Wodehouse, c’est… C’est…

C’est comme si toute l’absurdité, toute l’ironie, tout le comique du monde se retrouvaient dans des romans. C’est comme si toute la gentry et l’aristocratie britannique étaient devenus fous, doucement illuminés ou carrément frappés ! « D’aucuns, en France, tiennent Wodehouse pour un écrivain mineur au motif qu’il n’ennuie personne avec des confidences sur les abysses de son moi intime. C’est un préjugé entretenu sans doute par les laboratoires pharmaceutiques pour soutenir le marché des antidépresseurs. » (C. de Beketch) Lire la suite « Pelham Grenville Wodehouse »