» Paris, avril 1934. Quarante hommes en blanc étaient couchés sur le pavé. On croyait voir un champ de neige. Les hirondelles frôlaient les corps en sifflant. Ils étaient des milliers à regarder ce spectacle. Notre-Dame de Paris étendait son ombre sur la foule assemblée. Soudain, tout autour, la ville parut se recueillir. Vango avait le front contre la pierre. Il écoutait sa propre respiration. Il pensait à la vie qui l’avait conduit ici. Pour une fois, il n’avait pas peur. Il pensait à la mer, au vent salé, à quelques voix, quelques visages, aux larmes chaudes de celle qui l’avait élevé. La pluie tombait maintenant sur le parvis mais Vango n’en savait rien. Allongé par terre au milieu de ses compagnons, il ne regardait pas fleurir l’un après l’autre les parapluies. Vango ne voyait pas la foule des Parisiens réunis, les familles endimanchées, la dévotion des vieilles dames, les enfants qui passaient sous les jambes, les pigeons engourdis, la danse des hirondelles, les badauds debout sur les fiacres, ni les yeux verts, là, sur le côté, qui ne regardaient que lui.«
Il est des livres comme des êtres humains : l’immense majorité nous plaît bien, certains nous ennuient, d’autres nous énervent. Quelques-uns – rares heureusement – nous laissent parfaitement indifférents et nous serions bien en peine de nous rappeler quoique ce soit à leur sujet. D’autres enfin – tout aussi rares – nous marquent profondément. La rencontre avec eux tient du coup de foudre et nous savons à la minute où nous les rencontrons qu’ils nous accompagneront toute notre vie. Lire la suite « Vango – Timothée de Fombelle »

« Il était une fois, quelque part dans une vallée entourée de montagnes, un petit garçon comme tous les autres. Il était joli et drôle, et puis, pour ses parents c’était le leur, alors, forcément, ils y tenaient.«
res, moucherons, moustiques, guêpes, libellules, des centaines d’insectes tournoient autour de nous pour échapper aux attaques des oiseaux. On rit comme des tordus au bord de l’étang.
Œuvre majeure de James Fenimore Cooper, publiée pour la première fois en 1826, « Le dernier des Mohicans » dépeint – comme souvent dans l’œuvre de Fenimore Cooper – la fin du monde indien et la genèse de la création des Etats-Unis d’Amérique.
Proposée par la très sérieuse maison d’édition de bandes dessinées Rue de Sèvres, cette aventure passionnante en deux volumes (pour l’instant !) entraîne le lecteur dans l’Amérique des années 1860.

« Dans la salle à manger de notre maison de famille, au-dessus de la cheminée, trône une peinture que j’adore depuis toute petite. Mon grand-père y est vêtu d’habits militaires rutilants et ma grand-mère porte une magnifique robe espagnole.
« Sarah a dix ans, mais elle travaille déjà. Aussi loin que ses souvenirs remontent, elle a toujours travaillé. D’abord, elle a rendu de petits services à ses maîtres, des Blancs forcément ; puis on l’a laissée apporter le thé au salon… Mais Sarah ne rêve que d’une chose : connaître un jour la liberté. Comme tous les esclaves, elle est considérée comme un objet par ses maîtres. Ils peuvent même la vendre si l’envie leur en prend ! Cette histoire se passe dans le Sud des Etats-Unis, dans les années 1860. Nous sommes juste avant la Guerre de Sécession, qui va aboutir à l’abolition de l’esclavage…« 
